Le défi des humanoïdes

Investir dans la robotique

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Les marchés sont portés par la tech aux Etats-Unis, en Chine et dans une moindre mesure au Japon, tandis que l’Europe est pénalisée par les publications de résultats et d’indicateurs économiques mettant en évidence un ralentissement.

Un robot humanoïde enfonce le record humain du semi-marathon. Au-delà des performances anecdotiques (et spectaculaires), y a-t-il un marché ?

Macro 🔭

Aux Etats-Unis, les créations d’emplois dans le secteur privé (ADP) accélèrent, et les inscriptions au chômage confirment sur la tendance récente de low firing.  Le PMI composite d’avril réaccélère grâce à la composante manufacturière (portée par des effets de stockage en raison de la guerre au Moyen-Orient). Kevin Warsh, désigné par Trump pour prendre la présidence de la Fed avec pour mandat de baisser les taux, répète qu’il agira de manière indépendante et évoque de manière assez vague des changements dans la communication de la Fed et sa façon de « gérer l’inflation » lors de son audition par le comité bancaire du Sénat. Pour la plupart de ces mesures, il devrait obtenir l’assentiment d’une majorité des gouverneurs. L’enquête du DoJ sur les travaux commandités par Jerome Powell étant officiellement close depuis vendredi, sa nomination devrait être bientôt ratifiée.

L’indicateur de sentiment économique ZEW pour la zone € baisse fortement. La confiance du consommateur retrouve elle aussi les niveaux déprimés de fin 2022. Le PMI composite d’avril passe en contraction : la composante manufacturière accélère, mais c’est dû à des constitutions de stocks en raison du conflit, et dans les services le ralentissement est brutal.

La croissance des exportations accélère au Japon en mars, de même que celle des importations, tirés par un rebond de la demande interne grâce aux mesures de relance mises en place fin 2025. Le PMI composite d’avril baisse en raison d’une moindre expansion dans les services, tandis que la composante manufacturière est très robuste. Enfin, l’inflation réaccélère.

La Chine maintient ses taux inchangés.

Micro 🔬

Meta envisagerait une nouvelle réduction de ses effectifs, de 10%, tandis que Microsoft prépare un plan de départs basé sur l’âge et l’ancienneté pour environ 7% de ses salariés.

John Ternus prendra la succession de Tim Cook à la tête d’Apple le 1er septembre. Le spécialiste du développement produit et actuel patron du hardware est un vétéran de la firme, qu’il a rejointe au design produit en 2011. Sous la houlette de Cook, les ventes d’Apple ont quadruplé et le cours a été multiplié par 24.

Amazon investit 5 Md$ dans Anthropic et pourrait injecter jusqu’à 20 Md$ supplémentaires dans la durée. En contrepartie, Anthropic s’engagerait à consommer pour 100 Md$ de services cloud sur Amazon Web Services sur une période de 10 ans. Alphabet investit pour sa part 10 Md$ sur une valo de 350 Md$, avec la possibilité d’augmenter l’investissement de 30 Md$ si certains objectifs sont atteints.

ServiceNow, un logiciel qui automatise les processus internes des entreprises (du helpdesk IT à l’onboarding des employés) victime de la défiance généralisée envers le secteur SaaS, perd près de 20% sur sa publication et entraîne le reste du secteur à la baisse. La société affiche pourtant 22% de croissance de chiffre d’affaires au premier trimestre, malgré quelques deals reportés au Moyen-Orient, et relève son objectif de contrats pour des services liés à l’IA de 50%, mais les objectifs de croissance des abonnements sont un peu inférieurs aux attentes et l’allongement des cycles de vente inquiète sur la trajectoire future.

Toujours dans le thème software, IBM est également pénalisé sur sa publication, les ventes de logiciels, en hausse de 11%, étant insuffisantes pour répondre aux craintes du marché. Et Morningstar revoit son analyse de l’avantage concurrentiel des éditeurs de logiciels à l’aune de l’intelligence artificielle. La société d’analyse financière, davantage connue pour sa notation des fonds, dégrade la duration de cet avantage et ses valorisations, mais considère que la menace est surestimée, la comparant à celle de l’open source, qui n’a pas empêché le développement de nombreux logiciels payants.

Tesla fait état de signaux de reprise des ventes de véhicules électriques avant même la flambée des prix du pétrole, mais surprend sur sa division génération d’énergie et stockage, qui enregistre une baisse inattendue des ventes. Le groupe annonce entrer dans un cycle d’investissement de deux ans qui verra les capex tripler cette année par rapport à 2025. Pendant la conférence avec les analystes, Elon est sur la défensive, faisant miroiter les grands projets (semiconducteurs produits en interne, Optimus, robotaxi) mais refusant de s’engager sur la production de robots et reconnaissant que les ventes de conduite autonome ne seront pas significatives cette année. Le nouveau Graal est Terafab, une capacité de production de semiconducteurs destinée à sécuriser l’approvisionnement de la galaxie Musk, pour qui TSMC et Samsung n’auraient pas la capacité. Budget annoncé : 3 Md$ pour une usine de recherche. Pour la production, il faudrait dépenser cinq à dix fois plus (les trois usines de production de TSMC en Arizona sont chiffrées à 65 Md$). La baisse du titre sur l’annonce est limitée, le marché accordant toujours le bénéfice du doute à Musk.

Intel retrouve son cours d’août 2000 à la faveur de la publication de ses résultats trimestriels. Ses processeurs Xeon font l’objet d’une forte demande des data centers, permettant à la société de fixer un objectif de chiffre d’affaires et de résultat net pour le trimestre en cours très au-dessus du consensus.

Deutsche Telecom étudie une fusion avec sa filiale cotée T-Mobile US afin de former un groupe global et le plus important opérateur mobile coté devant China Mobile.

La minute innovation 🧚🏻

L’expansion des projets de tokenisation d’actifs, manifeste ces derniers mois, pourrait être freinée par un rappel brutal des risques opérationnels. L’attaque du 1er avril par des hackers de Drift Protocol, construit sur Solana, s’est soldée par le vol d’environ 285 M$. L’incident a entraîné des retraits rapides de capitaux et ravivé les interrogations sur la sécurité des infrastructures.

Anthropic accélère le déploiement de son écosystème : lancement de Claude Design, un outil permettant de générer automatiquement des supports visuels (présentations, maquettes, documents) à partir de simples instructions ; mise à jour de son modèle Opus 4.7 ; et intégration de Claude à des applications comme Uber, Spotify ou Google Calendar.

SpaceX passe un accord avec Cursor pour l’acquérir pour 60 Md$ à la fin de l’année ou lui verser 10 Md$ pour le travail réalisé dans l’intervalle si l’opération échoue. Symbole du vibe coding (mais moins populaire depuis l’arrivée de Claude Code), Cursor doit permettre à xAI de rattraper son retard sur Anthropic et OpenAI.

DeepSeek sort sa V4, toujours open source, toujours beaucoup moins chère que la concurrence, avec des performances supérieures à celles des modèles OpenAI et Gemini de fin 2025 (donc encore inférieures aux toutes dernières itérations), et intégralement opéré grâce à des puces Huawei.

Le défi des humanoïdes 🦾

Dimanche dernier se tenait le semi-marathon de Beijing mettant en compétition hommes et machines. Lors de l’édition 2025, la plupart des robots (21 au départ) ne passaient pas la ligne d’arrivée, et le premier la franchissait en 2h40. Cette année, 300 modèles sont au départ, quatre finissent en moins d’une heure, et celui du producteur de smartphone Honor bat le record humain de la distance de près de 7 minutes.

Les robots humanoïdes restent aujourd’hui cantonnés à des environnements semi-structurés, principalement en logistique et en industrie. Des pilotes sont en cours chez BMW et Mercedes-Benz pour des tâches comme la manutention ou l’alimentation de lignes, mais ces déploiements relèvent plus de la preuve de concept élargie que de l’adoption industrielle massive. Les cas d’usage hors industrie, comme l’assistance domestique, la santé, l’aide aux personnes âgées, restent à ce stade largement prospectifs : le retour sur investissement reste difficile à démontrer face à des robots spécialisés, plus simples et souvent plus efficaces, l’autonomie énergétique, généralement de quelques heures, limite l’utilisation à des tâches fragmentées plutôt qu’à des cycles complets, et la dextérité et la robustesse logicielle restent insuffisantes pour des environnements non contrôlés, ce qui freine fortement les usages grand public. Le précédent de Softbank Robotics en atteste : Pepper, l’un des premiers robots humanoïdes déployés à grande échelle dès 2014-2015 avec 25 à 30 000 unités produites, a été cantonné à des usages d’accueil et de relation client.

Par conséquent, les projections de croissance du marché affichent une variabilité extrême : de quelque 6 Md$ en 2026, il passerait à environ 40 Md$ en 2035 pour Goldman Sachs, à 165 Md$ pour certains instituts de recherche, avec probablement une accélération ensuite.

Plus de 80 % des 16 000 installations mondiales de robots humanoïdes en 2025 étaient chinoises. Les deux leaders sont Agibot (Zhiyuan Robotics) et Unitree Robotics, qui ont expédié en 2025 plus de 5 000 robots humanoïdes chacun. Les acteurs occidentaux comptent Figure AI, Tesla avec Optimus, Agility Robotics et Boston Dynamics, acquis par Huyndai Motor Group en 2021 pour 1,1 Md$. UBTech Robotics est le principal pure player coté à Hong Kong, avec une capitalisation d’environ 7 Md$. Unitree prépare une IPO à Shanghai sur une valorisation de 3 à 7 Md$. Et dans le non coté, et surtout aux Etats-Unis, les valorisations sont nettement supérieures : Figure AI a levé environ 1 Md$ en 2025 sur une valorisation de 39 Md$ (post-money).

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